4MTL aime M pour Montréal

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Depuis les succès d’Arcade Fire et Patrick Watson, beaucoup de regards et d’oreilles sont tournés vers Montréal, à l’affût du prochain groupe qui sortira de l’effervescence créatrice qui règne dans notre ville. M pour Montréal simplifie le travail des groupes et des professionnels du spectacle en faisant rencontrer tout ce beau monde pendant 3 jours intenses. La  4éme édition de M pour Montréal se tenait du 19 au 21 novembre; 4MTL y était.

Le concept de base est simple. C’est  du speed-dating adapté à l’industrie musicale. Des shows d’une demi-heure qui s’enchaînent devant un public critique. Une demi-heure pour juger un groupe c’est court, mais dans les faits c’est plutôt pratique. Si, quand le show se termine, on se dit « ah? déjà ?!! » c’est plutôt bon signe, si à la fin de la prestation, on a eu l’impression que le concert a duré 2 heures c’est plutôt mauvais signe.

- PREMIÈRE SOIRÉE

Le groupe Montréalais Final Flash ouvre le bal. Leur nom buzze déjà depuis un moment sur le net, voyons comment leur son buzze en concert : un set propre et convenu. Une pop-rock un peu psychédélique, les pièces, assez longues, se déroulent d’elles-mêmes. Ils ont signés sur Indica record et l’on devrait entendre parler d’eux très bientôt - Je les verrai bien en première partie d’Archive.

Ensuite viennent The Luyas. J’ai envie de dire :« Allez Luyas ! enfin un peu d’originalité dans la pop ». Un violon, un cor (d’où sort des sons fascinants), des claviers, des clochettes etc… Des compositions originales nourries d’un sentiment d’urgence. Le problème vient un peu de la voix de la chanteuse, nasillarde et nonchalante. - Je les imagine déjà chez le label Constellation et ouvrir en première partie pour Bell Orchestre (dont ils partagent quelques membres).

Après ce groupe soudé, un drôle de grand bonhomme vient, seul, éclairer la scène plongée dans le noir. Miracle Fortress chante, annone, pousse des cris aigus, danse autour d’une ampoule. Le show est à la fois intéressant et embarrassant. La seule chose à laquelle il arrive à me faire penser c’est à un lémurien, surpris en pleine nuit par des phares de voitures. Sa pop broche à foin gorgée de synthés a le mérite de ne pas ressembler aux autres.- Pour une première partie de Sébastien Tellier (au zoo de Granby). La bonne chose avec Miracle Fortress c’est que ses expérimentations nourrissent son autre projet : Think About Life. Dont le son se retrouve enrichi et coloré.

On pourra d’ailleurs profiter de leur folie sur scène après les prestations de The Rural Alberta Advantage (groupe de Toronto) et de You Say Party, We Say Die ! ( très bon groupe de Vancouver, un peu fatigué ce soir-là). Think About Life est déjà bien connu à Montréal, un public fidèle les attend impatiemment. Le show démarre sur des chapeaux de roues. C’est furieux et sympathique, référencé année 80 et très moderne, fluo et punk à la fois. Un des meilleurs shows du festival à mon avis.- Je les imagine déjà en première partie de Soulwax.

- DEUXIÈME SOIRÉE

J’ai déjà vu beaucoup de shows hier et dés le premier de la soirée, avec Two Hours Traffic (de Charlettown), s’installe chez moi une petite lassitude. Encore de la pop, bien faite mais sans trop de personnalité…

Au deuxième concert, la petite lassitude devient grosse fatigue. Silly Kissers est un groupe de Montréal qui joue de la pop des années 80. Un Clavier cheap, une jolie chanteuse, de l’attitude cool de hypsters, du style « je porte un béret, j’ai une moustache et je m’habille dans une friperie Polonaise ». Le show est assez approximatif. Et si le plaisir qu’ils semblent prendre à être sur scène a du mal à se communiquer à la salle c’est surtout parce qu’ils semblent jouer entre eux et pour eux.- Je les verrai bien en première partie de Glass Candy. Heureusement DD/MM/YYY vient me sortir de ma fatigue. Le groupe de Toronto assène un punk-math –rock destructeur. La lourde basse m’est rentrée dans le ventre et m’a brassé l’estomac. Ça m’a donné faim.

Le chanteur de Parlovr fini le concert dans la foule. ( Photo Raphaëlle Brault)

Le chanteur de Parlovr finit le concert dans la foule. ( Photo Raphaëlle Brault)

Un cornet de frites plus tard, je suis de retour pour secouer mon gras trans sur la musique de Parlovr. Le trio donne un show compact et sympathique. De l’énergie punk, des mélodies travaillées, des rythmiques frénétiques pour un résultat finalement très digeste. Un très bon groupe que je sélectionnerai en première partie de Artic Monkeys et ça tombe bien puisque, le 14décembre, au Métropolis, ça sera le cas !

J’entame alors ma petite sieste digestive avec Silver Starling. Une country-rock un brin ennuyante. De bons musiciens, des belles harmonies, c’est « une belle exécution » comme on dirait en patinage artistique. Je lui donnerai la mention « premier de la classe » (mais franchement qui a envie d’être ami avec le premier de la classe ?). Ils seraient parfaits pour ouvrir pour The Dears.

la Matos débute son show. (photo JulianC)

Le son éléctro débarque enfin au studio juste pour rire avec Le Matos. Le public répond bien aux rythmes soutenus du groupe. Un concert electro-house qui ressemble à un mix de club mais qui est joué live aux claviers, sampleur, micro et autres instruments électroniques. Je les ferai jouer en première partie de Moby.

-TROISIÈME JOURSAMEDI

Le lendemain, le festival se poursuit avec un après-midi francophone. Ça commence avec la gentille Marie-Pierre Arthur : des compositions pop-folk taillées pour plaire à tout le monde. Et ça marche, le public est sous le charme.

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Fanny Bloom, chanteuse de La Patère Rose ( Photo de Tommy)

À l’heure du goûter, une sucrerie arrive à point nommé avec la Patére Rose. Un brin d’électro (le groupe est composé de 2 membres de Misteur Valaire), un brin de pop, un soupçon de hip-hop et une chanteuse à l’univers riche. Sur scène, une belle alchimie se crée pour un groupe encore jeune. La Patère Rose est un projet plein de promesses et c’est à juste titre que le journal culturel français les Inrockuptibles en fait un de ses chouchous.

Toujours dans les sucreries, le groupe Géraldine et les léopard Cohen fait plutôt dans le bonbon acidulé, voire très acide. Cachée sous sa cagoule orange, la chanteuse répète qu’elle a « peur de manquer d’Amour », puis elle enchaîne avec une violente pièce bruitiste, suicidaire (où elle joue du ventilateur !). Quelques membres du public fuient le bruit. Le morceau se termine et le véritable concert peut alors commencer, toujours punk mais plus pop, sautillant, bien plaisant en fait.

Cet après-midi francophone prend fin avec le duo Orange Orange. Tous leurs bidules : téléphone, clavier cheap, sampleurs… nécessitent en son parfait que les 2 membres du groupe n’ont pas réussi à obtenir. Visiblement un peu gênés, ils donnent un shows en demi-teinte (orange) peut-être pas à la hauteur de leur talent.

- Pour ce qui est du show final au Métropolis les photos de Tommy et la vidéo de Geoffroy parlent d’elles-mêmes. De plus les groupes présentés ne font pas vraiment partis de la relève (Malajube, DJ Champion, Melissa Auf der Maur), alors on n’en parlera pas plus. Juste dire qu’une fois de plus Dj Champion à mis le feu au Métropolis…

les photos de Tommy c’est ici pour l’aprés-midi : http://4mtl.com/blog/photos/?album=3&gallery=31

et là pour la soirée : http://4mtl.com/blog/photos/?album=3&gallery=32

Fab4

2 people have left comments

Posted on décembre 6, 2009 at 12 h 47 min

forexstrat_egy wrote :

I am definitely bookmarking this page and sharing it with my friends.

:)

Posted on janvier 29, 2010 at 23 h 08 min

JeneHendrus wrote :

Very nice Blog, I will tell my friends about it.

Thanks

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