Le mystère du documentaire

L’automne passé, j’ai eu un petit trip de documentaires. Pendant un mois en entier, j’en ai regardé peut-être un par jour et j’ai eu bien vite envie d’en réaliser un moi-même, ce qui m’a envoyé direct en Amérique Centrale.
Je suis parti là-bas avec ma camera video et la tête dans les nuages. Mon idée géniale, c’était de faire un film-concept à propos de moi qui voyage en Amérique Centrale. À mon retour, lorsque j’ai visionné les 6h de films que j’avais accumulés, je me suis bien vite rendu compte qu’on ne réalise pas un documentaire (même un mauvais) avec seulement une camera, un sujet intéressant et sa bonne volonté. Ca prend une grande sensibilité artistique, ça prend un effort de réflexion continu, ca prend aussi du guts…
À partir de mercredi passé et jusqu’à samedi prochain, Montréal a un gros trip de documentaires avec la 12e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Plus qu’un simple concours, le festival est une véritable fête du documentaire qui se concentre cette année sur 4 thèmes : caméra-stylo (des documentaires qui mettent de l’avant la subjectivité du cinéaste), caméra au poing (des documentaires engagés, qui disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas), eco-camera (des documentaires qui s’attaque aux «enjeux scientifiques et environnementaux de l’heure»), Rubans Canards (des documentaires sans soif de vérité, qui veulent nous divertir en nous présentant des sujets assez spéciaux).
Plusieurs cinéastes québécois ont la chance de voir leur film en lice. Un d’eux est Martin Fournier avec son film Les Murs du Son qui est présenté ce soir à 21h15 à la Grande Bibliothèque. Le documentaire explore le rêve de célébrité qu’entretiennent plusieurs groupes de rock québécois qui répètent dans le complexe de studios Cité 2000 à Hochelaga. En tant que moi-même future rockstar, je vais certainement assister à cette première, surtout qu’après la présentation du film, La Gachette et Huis Clos (2 groupes qui apparaissent dans le film) nous montreront leur savoir-faire musical dans le cadre des soirées Lounge de la Cinémathèque Québécoise.
Pour ceux qui se couchent tôt, je propose la présentation de 5 courts-métrages de Pierre Falardeau demain à 15h30 à la Cinémathèque Québécoise. Parmi eux, sa frissonnante mise en image du célèbre poème Speak White de Michèle Lalonde narré ici par Marie Eckel aka Passe-Partout.
Pour plus d’informations et pour acheter vos billets, voici le lien vers le site web des RIDM.
Avec amour,
coolio













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