Étienne Zack et le chaos organisé
Étienne Zack, c’est le monde contemporain tel qu’il nous apparaît : un genre de chaos organisé qui fraie son chemin partout, qui dégouline, qui s’agrandit de manière parfois démesurée.
Spécifions tout de suite qu’Étienne Zack est loin de jeter un regard pessimiste sur sa société ou sur la manière dont sont produites et exposées les œuvres d’art, qui semblent être des thèmes récurrents dans ses peintures. L’usage de couleurs chaudes et pastel, de formes et d’objets géométriques a pour effet une représentation subjective et appréciative du monde contemporain et de sa complexité. Deux de ses œuvres, réalisées spécifiquement pour l’exposition sont un méli-mélo massif d’idées, s’apparentant au fameux « stream of consciousness ».
Si les tableaux de Zack ne sont pas une explosion de couleurs et de détails où formes et dessins se répètent parfois de manière indéfinie, ils deviennent alors simplistes, se concentrant sur un jeu intéressant de lumière capable de transformer la représentation d’un studio normal en une véritable caverne d’Ali-Baba. On y ressent de l’énergie et de l’audace qui se transmet sur des toiles à grand-format.
C’est un ancien étudiant de Concordia et de l’institut d’art et de design Emily Carr. Les œuvres d’Étienne Zack ont déjà voyagé dans les galeries d’Europe (en Norvège, en Angleterre et en Espagne) et ont été exposées pour la première fois au Musée d’art contemporain en 2008 dans le cadre de la triennale québécoise « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
Le revoilà, deux ans plus tard, avec sa propre exposition mise sur pied jusqu’au 25 avril 2010. C’est finalement le potentiel du monde contemporain, avec grandes machines de création et possibilités absurdes, que soulèvent ses œuvres qui sont à l’image du potentiel de l’artiste.
Valérie Mathis















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